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Madam C.J. Walker : LA PREMIÈRE FEMME AMÉRICAINE AUTO-DIDACTE À DEVENIR MILLIONAIRE

SELF MADE : la première femme autodidacte à devenir millionaire aux US #PORTRAIT

L’heure est au confinement ces derniers jours, j’ai donc le temps de regarder autant de séries et de films que je veux. Merci Netflix, j’ai à portée de main du contenu à n’en plus finir. Malheureusement je suis très difficile, et souffre d’un manque de curiosité chronique à m’embarquer dans un film ou une série sans être sure que cela va me plaire. Je ne veux pas être déçue, et préfère regarder pour la 22ème fois Desperate Housewives. J’attend vos critiques en commentaires. Enfin… vais-je peut-être me faire pardonner pour cette fois, en vous faisant découvrir une série, faisant actuellement parti du TOP 10 de Netflix France. Cette série m’a été conseillée par une amie sachant exactement quel type de contenu pourrait me plaire : une femme entrepreneure qui part de rien et qui arrive au sommet. Si vous avez déjà pu vous imprégner de l’essence de ce site, vous aurez sans doute compris que c’est le genre de contenu qui m’intéresse. N’y voyez ici aucun sarcasme.

SELF MADE

La mini-série produite par Netflix se compose de 4 épisodes de 40 minutes. Autant vous dire qu’en une matinée c’était plié. Tant mieux j’ai envie de vous dire, je peux plus vite vous en parler ici.

On ne va pas passer par quatre chemins, j’ai adoré. Typiquement le genre de série qui me donne envie de sortir de mon lit et de travailler d’arrache pied pour atteindre mes objectifs. La série GIRLBOSS (non, je ne me suis pas inspirée de ce titre pour le nom du site…) sur Netflix m’avait fait le même effet il y a quelques années. Je ne vais pas vous spoiler en vous racontant les détails, mais pour résumer, c’est l’histoire de Mme C.J. Walker, afro-américaine vivant à Saint-Louis. J’ai oublié de le préciser, c’est une histoire vraie (encore plus inspirant !). Cette histoire est une leçon de courage et de féminisme comme j’en avais pas eu depuis longtemps. Cette femme est partie de rien, et est devenue la premiere femme autodidacte à devenir millionaire aux Etats Unis, son nom est inscrit dans le livre des records. En créant la ligne de produits pour cheveux Mme C.J. Walker, elle a révolutionné et démocratisé le domaine de la coiffure pour les noires américaines du début du 20è siècle. Au fil des épisodes, on suit l’évolution, et surtout les déceptions, les échecs. Encore plus important, la façon dont cette femme a continuellement remonté la pente, sans jamais se laisser abattre par aucun obstacle. Et surtout pas son mari, indulgent et aidant dans les deux premiers épisodes, mais atteint d’un trouble de la virilité dans les deux derniers, où on peut le voir remettre son intégrité masculine en question lorsqu’il voit sa femme réussir sans son aide, et que cette dernière ne s’occupe plus de lui. Ou encore le mépris des investisseurs, noirs ou blanc, ne voyant aucune attractivité lucrative à investir dans son affaire. L’incendie de son premier salon de coiffure non plus. Rien ne l’a arrêté, et c’est tellement inspirant à regarder.

Une femme pleine d’ambition qui avait une vision dès le départ et qui n’a rien laché, jusqu’à s’installer dans la maison voisine de celle de monsieur Rockfeller, qu’elle cite d’ailleurs plusieurs fois au cours de la série. Une scène entre les deux dans le dernier épisode marque la consécration d’en être arrivé où elle en est.

L’importance de la VISION. Avoir un objectif et ne pas le lâcher, tout faire pour y parvenir, et surtout savoir ou on va. Peu importe les échecs, il faut garder sa vision et s’y tenir, c’est ce qui vous emmènera au sommet.

Un dernier détail pour lequel on aime cette série, c’est la volonté qu’avait Mme C.J. Walker à donner la force aux femmes noires américaines de se sentir belles, fortes et puissantes, en créant un produit qui allait leurs redonner confiance en elles. Elle voulait que toutes les femmes de sa communauté se sentent bien dans leur peau, tout en créant des dizaines d’emplois pour celles-ci, et en ouvrant la voie de l’entrepreneuriat féminin pour les femmes noires américaines dans une période où la ségrégation était encore loi. « L’entrepreneuriat féminin », un terme utilisé fréquemment tout au long de la série, qui a pour but de mettre en lumière cette pratique, sans laquelle le monde ne serait rien.

En conclusion, si vous avez besoin d’un coup de motivation ou d’un peu de force ou d’inspiration pour vous donner à fond dans vos projets, autant personnels que professionnels, regardez cette série. Je vous garanti que vous ne perdrez pas votre temps…